Pourquoi j’ai bien aimé Valérian, le dernier film de Luc Besson ?

Je dois vous avouer que je ne suis pas à la base un grand fan des films de Luc Besson (exception faite de Nikita et Léon qui restent deux sommets). Bien souvent, un film m’attire d’abord pour la qualité de son scénario et, les derniers films de Luc Besson m’avaient laissé sur ma fin de ce côté. Sa dernière réalisation, Valérian, ne déroge pas à cette règle mais néanmoins je suis sorti de l’avant première à laquelle Orange m’avait invité, avec le sentiment d’avoir regardé un très bon film de divertissement.

Mardi, je prends mes pop-corn, mon soda et trouve un siège confortable au sein de l’UGC Normandie, sur les Champs-Elysées. Je n’attends pas grand chose de Valérian vu l’ennui que j’avais eu à regarder Lucy. Je trouvais Scarlett Johansson à côté de la plaque dans son interprétation et le film répétitif. Bref, loin d’être un souvenir mémorable. Je suis donc dans cet état d’esprit quand Valerian commence.

Dès les premières images, on est immergé entre Avatar et le 5ème Elément et, tout le film, on retrouvera clairement ces deux univers (avec aussi un peu de Star-Trek et Blade Runner). L’univers graphique et visuel très riche de Big Market et de la station spatiale des Milles Planètes font directement écho à la ville dans laquelle plonge Bruce Willis dans le 5ème Element. Voitures volantes, space opera kitsh, extraterrestres de toutes formes, les clins d’oeil et les rappels du 5ème Elément ne s’arrêtent pas. On pourrait aussi faire le parallèle entre la prestation de danse remarquée de Rihanna et les vocalises cristallines de Maiwenn. On plonge ainsi rapidement dans cette histoire où deux agents fédéraux sont investis d’une nouvelle mission qui paraît anodine.

Pour ce nouvel opus spatial, Luc Besson a, ce coup-ci, puisé son inspiration du côté de la BD. Dans les années 70, Goscinny et Charlier lancèrent un recueil trimestriel au format de poche présentant un choix d’histoires courtes des stars du journal. C’est ainsi qu’on retrouva dans le Super Pocket Pilote Astérix, Blueberry, Lucky Luke, Philémon, Achille Talon et bien d’autres. On découvrait alors le personnage de Valérian, qui débutait sa carrière d’agent spatio-temporel, atterrit dans le Super Pocket avant même la sortie de son premier album. Ses aventures ont constitué pour Mézières et Christin une espèce de laboratoire d’idées, où ils ont créé des personnages, une faune, une flore, et jonglé dans l’espace-temps avec cet humour qu’on retrouvera tout au long de la grande saga de Valérian.

L’autre interrogation que j’avais avant le début du film était la qualité d’interprétation des deux acteurs principaux dont Cara Delevingne. Si je n’étais pas fan de Mila Jovovich dans le 5ème Element, ni Scarlett dans Lucy, Cara est ici totalement à la hauteur faisant même passer son partenaire masculin à l’écran au second plan.

Pendant plus de 2h, on sourit, on plonge avec délectation dans ce space-opera. Donc même pour les non fans de Luc Besson, vous pouvez passer un très bon moment de divertissement sur grand écran.