Branche ton casque et écoute ma sélection musicale de décembre

Deuxième épisode de cette rubrique après la découverte de 3 artistes que je vous avais proposés en août dernier (Branche ton casque et écoute ma sélection musicale d’août) :

  • Michael Kiwanuka, dont je ne me lasse vraiment comme musique pour sentir le « feel good » le matin.

  • Marian Hill, que je suis allé voir en concert au Trabendo en octobre dernier. Quel plaisir de découvrir les artistes que l’on aime dans de petites salles de concert bien plus intimistes et personnelles.

  • Susheela Raman, qui est souvent dans mes playlists quand je voyage.

Pour cette sélection hivernale, même principe : 3 artistes que j’ai découverts récemment dans des styles différents et qui font partie de ceux que j’écoute le plus ces dernières semaines. Je vous rassure, cette sélection musicale est garantie sans chants de Nöel. Désolé Tino Rossi.

NF

Deux lettres mais une claque pour ce qui est sans conteste, le meilleur artiste de rap américain que j’ai découvert ces deux dernières années. Le flow et une certaine violence dans le débit fait clairement penser aux débuts de Eminem, au delà de la simple couleur de peau. Ma découverte a commencé par son dernier album sorti cette année : Perception… qui est juste proche de la perfection. Aucun morceau n’est a jeter parmi les 16 titres proposés. Parmi ces 16 pistes, quelques énormes coups de coeur : 10 Feet Down et My Life en tête de liste.

Et puis après, nécessairement, la tentation d’écouter les précédent albums qui ne viennent que me confirmer : « Pourquoi je ne l’ai pas découvert plus tôt ? ». Il faut dire que le carton du titre Let you down (dont personnellement je me suis vite lassé) m’a aidé à « tomber » sur cet artiste. J’en viens donc à ses deux précédents albums sortis en 2016 (Therapy session), 2015 (Mansion). L’artiste est donc assez prolifique ces trois dernières années et est bien parti pour se faire que ces deux lettres, qui cachent sa vraie identité (Nathan Feuerstein) soient gravées au sommet du Hip Hop US. Là encore, peu de morceaux à jeter sur ces albums. L’artiste est fidèle depuis ses débuts à son style et mise tout sur un flow percutant et certains voix féminines venant ponctuer les refrains (autre influence héritée de Eminem sans aucun doute).

Scylla

Pas de jalousie avec le Rap made in US, puisque je vous propose un autre artiste rap, mais issu de… la Belgique : Scylla. J’avais déjà écouté de précédent morceaux de son précédent album sorti en 2014 (Abysses) sans y prêter plus d’attention. Il faut avouer qu’a l’époque je m’étais vraiment lassé du rap en français que je le trouvais trop éloigné des morceaux cultes et de la qualité proposée dans les années 90 et aux débuts des années 2000. Scylla, et dans un autre style Georgio, m’ont tous les deux réconciliés avec notre rap. Sur Masque de Chair, le premier morceau Qui suis-je ? donne tout de suite l’ambiance. Une musique simple marquée par quelques notes de piano et mouvements de violons qui laissent toute leur place à une voix remarquable. Remarquable, dans le sens où on ne peut que remarquer se rappeler de cette voix rauque. Le deuxième morceau Enchanté confirme la qualité de la production et de l’écriture. Les choix sont simples et efficaces. On y retrouve nécessairement une influence de Kery James notamment dans des morceaux comme L’étoile.

Du coup, j’en ai profité pour me replonger dans son précédent album (Abysses) en redécouvrant des morceaux comme Rien à remplacer ou bien Répondez-moi sur lesquels j’étais passés trop rapidement à l’époque.

En approfondissant sa bio, je ne suis pas étonné de découvrir que Scylla est loin d’être nouveau dans le rap puisque il  a commencé à faire ses premières années aux débuts des années 2000, dans un collectif nommé OPAK.

Hugo Barriol

Non, je n’écoute pas que du rap mais je pense que même si on est pas fan de ce style musical, les deux artistes précédemment cités sont vraiment à découvrir, au moins une fois. Amis et amateurs de Folk musique, ne passez pas à côté de Hugo Barriol. Le morceau « On the road » est simple, dans le bon sens du terme. Dans Hurt ou Time, on retrouve la même simplicité, agréable à écouter.

Hugo Barriol est à classer dans ces artistes qui ont une vraie histoire : découvert dans le métro parisien, pour le moment il a uniquement sorti un EP d’où sont issus les trois morceaux que je vous ai cités précédemment. À l’instar de Keziah Jones et Ben Harper, auxquels il ne se «compare pas du tout»,  il a été repéré dans le métro, station Pigalle. Je dois avouer qu’habitant dans le quartier depuis plus de 5 ans, j »aurai dû prendre le métro plus fréquemment pour avoir la chance d’entendre, avant tout le monde, ses mélodies.