Branche ton casque et écoute ma sélection musicale d’août

La musique est la langue des émotions.

Chaque mois, je vous partagerai non pas une playlist musicale des morceaux que j’écoute actuellement et qui recoupe sûrement des chansons qui sont déjà dans vos playlists Spotify, Deezer ou autres mais des artistes récemment découverts. Je vous propose de s’arrêter, chaque mois, en quelques lignes (libre à vous ensuite d’aller écouter) sur 3 artistes que j’ai découvert récemment (plus ou moins). Je fais partie de ceux qui pensent que la musique est un art qui se partage : écouter de la musique avec ses proches, faire découvrir des artistes en concert. Je pense que je peux associer chaque moment fort de ma vie à un artiste que j’écoutais à ce moment-là. Que ce soit du rap, de la soul music, de l’indie pop, du rock, j’essaierai de respecter un certain éclectisme. Et quite à me répéter, libre à vous ensuite de brancher votre casque ou votre enceinte et d’aller écouter (ou découvrir) ses artistes. Allez, c’est parti pour ma sélection musicale du mois d’août !

Michael Kiwanuka

Prenez une voix chaude, emplie à la fois de mélancolie et de chaleur. Entourez le tout de choeurs, et vous aurez des morceaux qui vous transporteront loin comme Cold Little Heart (version longue comme la Radio Edit)  et I’ll never love. Personnellement, je n’organise quasiment plus mes playlists musicales sur Spotify par type de musique mais plutôt par état d’esprit dans lequel je suis. Les morceaux de Michael Kiwanuka et notamment ceux de son album Love & Hate sorti en 2016 y sont en bonne place. On navigue entre des inspirations soul situées entre Otis Redding, Curtis Mayfield et Terry Callier, avec parfois une touche de guitare, héritée des années où le jeune homme était fan de Nirvana.

Tous les morceaux ne se valent pas néanmoins et l’abondance parfois de choeur sur chaque morceau quand on écoute tout l’album devient un peu répétitive sur la fin (notamment le morceau de Father’s Child, l’avant dernier morceau de l’album. Le morceau Black Man in a White World (pas besoin de vous expliquer le thème de la chanson) renoue avec les chansons gospel de temps passés où la ségrégation raciale était légion. Le morceau est entrainant et entrainé par ces claps de main. Michael Kiwanuka s’était targué déjà d’un premier album en 2012, plus anodin à mon goût, hormis les morceaux I’ll get along et Home again.

Marian Hill

Souvent, on me parle d’artistes et je réponds que je ne connaissais pas. Mais parfois, il suffit seulement d’écouter les premières touches musicales d’un morceau pour se dire « Mais oui, bien sûr que je connais ». Quand vous écouterez Down de Marian Hill, si son nom ne vous évoque rien, vous aurez nécessairement cette réaction. Il faut dire que Apple a choisi ce morceau pour l’une de ses dernières publicités en TV. Et là, on se dit, encore une artiste inconnue qui a fait et ne fera qu’un seul morceau à succès. Que neni (ouch l’expression !). Marian Hill est de ce type de groupe (il s’agit en effet d’un duo entre producteur et chanteuse) qui sait rythmer ses morceaux avec une musique simple et claire. Il suffit d’écouter son album Act One, sorti en 2016 pour s’en rendre compte. On commence donc par Down en track 1, puis on passe sur le track 2 et Talk to Me est rythmé à la fois par sa voix et une orchestration sans faille. On se dit que « OK, elle a mis ses deux meilleures chansons au début ». On passe donc sur le track 3, 4, 5, 6… et non cette impression d’une musique sans faille, ciselée parfaitement se confirme. Wild commence par des bruits de bouche qui fonctionne parfaitement sur le beat.

Les sons sont souvent minimalistes accompagnés d’une voix séduisante reconnaissable. Si vous aimez Down, vous aimerez tout autant Take your time. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas un coup de coeur éphémère, c’est le début d’une longue relation amoureuse.

Susheela Raman

Amateurs de World Music et de musiques venues d’ailleurs, voici Susheela Raman. Britannique, cette artiste est d’origine indienne et propose une musique issue du Sud du pays natal de ses parents. Depuis plus de 15 ans et au travers de , Susheela renoue avec ses racines et nous propose d’entrer son monde. Salt Rain, son premier album sorti en 2001, reste sûrement son meilleur album. Maya ou Mamavatu sont sûrement représentatifs de son style et un bon moyen de découvrir cette artiste. Pour vous raconter en quelques lignes ses influences indiennes, Susheela est d’origine  tamoule et sa musique vise à rendre hommage à la musique carnatique, musique traditionnelle d’Inde du Sud, d’où sa famille est originaire.